Selon l’OCDE, 70.000 Portugais quittent chaque année leur pays ravagé par la crise dans l’espoir d’améliorer leurs conditions de vie, principalement en direction des anciennes colonies lusophones (Angola, Mozambique et Brésil). Surtout des jeunes (un sur trois est à la recherche d’un emploi), très diplomés, qui partent pour les «Palop» (pays africains de langue officielle portugaise), qui sont en pleine croissance et qui ont besoin de main-d’œuvre hautement qualifiée (architectes, ingénieurs, banquiers, enseignants, entrepreneurs, mais aussi étudiants sortant de l’université).
Une migration facilitée par les accords de réciprocité de droits (les Portugais bénéficient des mêmes droits que la population locale: liberté de création d’entreprise, éligibilité aux droits sociaux, droit de vote…)
Contrairement â l’émigration des années 60-70, qui était pauvre, clandestine, et qui avait un côté “saut dans l’inconnu“ dans le contexte de la dictature salazariste, les migrants d’aujourd’hui ont un savoir-faire technique, et partent aussi pour s’internationaliser et par souci de mobilité, sans forcément avoir une perspective de retour au pays. Une mauvaise nouvelle pour le Portugal qui voit ainsi partir ses forces vives.

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