Immigration

L’Immigration Portugaise en France dans les années 60

En une décennie, de 1960 à 1970, le nombre de Portugais en France est passé de 50 000 à plus de 700 000. Rien qu’en 1969 et 1970, près de 240 000 Portugais sont arrivés en France, en très grande majorité de façon clandestine. Une véritable hémorragie pour le petit pays qu’est le Portugal, qui a perdu ainsi près de 10% de sa population. Un drame humain, dans un contexte de dictature vieillissante, de guerre coloniale interminable et coûteuse en vies, de misère sociale dans les campagnes et de politique d’émigration et de logique économique contradictoires. Rappel historique de l’exode massif des Portugais en France.

Photo ©Gérald Bloncourt

La grande vague d’émigration portugaise a eu lieu dans les années 60-70. Cette hémorragie de la population est un épisode majeur de l’Histoire du Portugal. Mise à part le grand mouvement du XVIIIe siècle lié à la découverte de l’or au Brésil, jamais le Portugal n’avait connu un exode de cette ampleur. Les chiffres sont là pour le prouver. En une décennie, de 1960 à 1970, le nombre de Portugais en France est passé de 50 000 à plus de 700 000. Entre 1969 et 1970, près de 240 000 Portugais sont arrivés sur le territoire français, en très grande majorité de façon clandestine, com um passaporte de coelho, avec un  « passeport de lapin ». Trois années furent marquées par des contingents dépassant les 100 000 personnes : 110 608 en 1969, 128 865 en 1970 et 110 823 en 1971. C’est ainsi qu’à partir du début des années 1970, les portugais sont devenus la première et la plus importante communauté d’immigrés en France. Une véritable hémorragie pour le petit pays qu’est le Portugal, qui a perdu ainsi près de 10% de sa population. Un drame humain, dans un contexte de dictature vieillissante, de guerre coloniale interminable et coûteuse en vies, de misère sociale dans les campagnes et de politique d’émigration et de logique économique opposées.

©Gérald Bloncourt - 1119-10a- immigré portugais

Contrairement aux vagues précédentes, comme l’écrit l’essayiste Eduardo Lourenço dans « Ser e estar : Images de la communauté portugaise en France », « cette émigration ne se fait pas vers des pays ou des régions que nous percevons comme nôtres, selon une tradition de pays colonisateur, comme c’est le cas du Brésil, ou vers des régions et des nations formées par des émigrations successives, par exemple les États-Unis ou d’autres pays d’Amérique Latine, comme le Venezuela. Elle ne ressemble pas à cette autre émigration, qui n’en était pas vraiment une, vers notre Afrique coloniale…Tandis que là, on émigrait vers la maison du voisin, pour ainsi dire, la riche maison du voisin ».

De par sa vocation maritime et sa méfiance séculaire vis-à-vis de l’Espagne, le Portugal a longtemps été considéré comme un pays « tournant le dos à l’Europe », jusqu’à ce qu’il se retire de ses territoires africains en 1974 et qu’il entre dans l’Union européenne le 1er janvier 1986. Selon le sociologue Albano Cordeiro, l’émigration massive de travailleurs portugais « par-delà les Pyrénées » précède en quelque sorte cette européanisation « par le haut » du pays. » (Portugal. L’émigration vers l’Europe ou l’européanisation par le bas », Grande Europe n° 17, février 2010 – La Documentation française © DILA). Selon lui, c’est la pression fiscale exercée sur les petites et moyennes exploitations agricoles afin de satisfaire à un effort de guerre qui absorbe plus de 40 % du budget national et le manque de rentabilité d’un grand nombre d’entre elles, qui expliquent le départ massif des travailleurs ruraux, malgré leur attachement très fort à leurs origines rurales.

Au cours des années soixante et jusqu’à la chute de la dictature et la fin de la guerre coloniale, de nombreux jeunes hommes (de plus de 18 ans, puis de plus de 16 ans) fuient le Portugal pour se soustraire à un service militaire qui durait 4 ans. L’armée portugaise évalue leur nombre à 150 000. Tous ces hommes n’étaient pas opposés au régime et à sa guerre coloniale. Cette guerre n’était simplement pas la leur. Ils quittent un pays qui ne peut pas assurer leur avenir, une société vouée à l’immobilité par une vieille dictature et une guerre interminable. Pour tous ces jeunes gens, les retours au Portugal ne seront possibles qu’après la chute de la dictature, la fin de la guerre coloniale et l’amnistie complète de 1975.

Cette émigration massive va conduire à une désertification de nombreux villages du nord du Portugal où ne resteront que les grands-parents, quelques femmes et les enfants. Un tel flux de départs est sans équivalent dans l’histoire d’une population qui a pourtant une forte tradition d’émigration. La vie des villages sera bouleversée par l’émigration de la plupart, voire de la totalité des jeunes. Face à cet exode rural sans précédent, la population du Portugal baisse de façon importante dans plusieurs régions, en dépit du maintien d’une forte natalité.

3418/16- Portugal 1966 - région de Chavès ©gerald Bloncourt

Ainsi, un grand nombre d’hommes, de femmes et d’enfants quittent le Portugal et passent illégalement deux frontières, sur près de 2000 km, pour beaucoup dans des conditions difficiles, parfois dramatiques et mêmes mortelles. Un voyage coûteux et risqué, rendu possible grâce à des filières bien rodées, composées de fonctionnaires corrompus, de passeurs portugais, espagnols et français, de logeurs et fournisseurs de papiers et de contrats de travail, vrais ou faux.

Si les Portugais sont partis massivement, c’est aussi pour répondre aux besoins énormes en main-d’œuvre de la France. Cette dernière, craignant un départ massif de la communauté algérienne à la veille et au moment de l’indépendance, dépêche une mission pour négocier des accords bilatéraux avec Lisbonne qui visent à inciter leurs ressortissants à venir travailler en France. Ces textes seront signés en 1963. Mais cet accord avec le Portugal ne sera pas appliqué tout de suite. Victor Pereira a préparé une thèse (L’État portugais et les Portugais en France de 1958 à 1986, thèse de doctorat, IEP, Paris, octobre 2001) qui explique que le gouvernement d’Antonio de Oliveira Salazar (1932-1968) puis celui de son successeur, Marcelo Caetano (1968-1974), a d’abord limité l’émigration (suppression du « passaporte de emigrante ») afin de retenir ses soldats, puis l’a ensuite tolérée, en raison des transferts d’argent qui en découlaient.

« Les autorités françaises restèrent partagées entre la volonté d’ouvrir largement les portes de l’immigration aux travailleurs portugais (très demandés par les employeurs et considérés comme  » une immigration positive  » par les responsables gouvernementaux) et l’inquiétude devant le nombre croissant d’entrées irrégulières et en conséquence devant le risque de situations ingérables administrativement, inadmissibles humainement et déstabilisantes politiquement. » (Les phases de l’immigration portugaise, des années vingt aux années soixante-dix. Marie Christine Volovitch- Tavarès, 2001).

En très peu de temps, des centaines de milliers de personnes arrivent en France. Ce qui amène le gouvernement français à multiplier les régularisations de travailleurs portugais, au cœur même des bidonvilles puis à la frontière franco-espagnole, en délivrant immédiatement des récépissés de séjour provisoires.

Les immigrés portugais se concentrent dans quelques grandes agglomérations industrielles, principalement en région parisienne (la moitié d’entre eux), mais aussi à Lyon, Clermont Ferrand, Grenoble, et dans le Nord de la France. Alors que les hommes sont employés surtout dans les secteurs industriels, notamment ceux liés à l’automobile et ceux du bâtiment, les femmes, elles, deviennent ouvrières, domestiques, concierges, femmes de ménages, ou salariées agricoles. Les Portugais participent à tous les grands travaux des zones urbaines (grands ensembles, universités) et, dans la région parisienne, ils constituent le plus gros contingent d’immigrés qui forment les équipes qui construisent le boulevard périphérique, le RER, la tour Montparnasse et la Défense.

La France connaît une pénurie de logements dans les grandes zones urbaines. L’appel de l’Abbé Pierre contre le mal logement date de 1954. Dix ans après, le problème est toujours d’actualité. Beaucoup d’immigrés portugais vivent dans des conditions très précaires. Ils habitent dans des logements insalubres, dans des caves, et surtout dans des bidonvilles.

©Gérald Bloncourt - Camp de l'Abbé Pierre

C’est dans la région parisienne que l’on trouve le plus grand nombre de Portugais vivant dans des bidonvilles, la plupart du temps à côté d’autres immigrés espagnols ou algériens, parfois dans des bidonvilles « portugais » (du plus grand comme celui de Champigny sur Marne, à d’autres plus petits comme ceux des Francs-Moisins (à Saint-Denis), La Courneuve, Aubervilliers, Carrières sur Seine, Massy, Villejuif, Villeneuve-le Roi). Alors que le béton coule à flots, les maçons portugais habitent dans des taudis. Près de 150.000 personnes transitent durant ces années par le bidonville de Champigny-sur-Marne (Val-de-Marne). A la fin des années soixante, il est peuplé d’environ 15000 personnes. Il ne sera rasé qu’en 1971.

©Gérald Bloncourt - B110-6x6--1969- Bidonville

Références:

Marie-Christine Volovitch- Tavarès. Les phases de l’immigration portugaise, des années vingt aux années soixante-dix (2001).
Albano Cordeiro. L’émigration vers l’Europe ou l’européanisation par le bas », Grande Europe n° 17 (février 2010).
Victor Pereira. L’État portugais et les Portugais en France de 1958 à 1986, thèse de doctorat, IEP, Paris (octobre 2001).
Eduardo Lourenço. L’Europe introuvable. Jalons pour une mythologie européenne & Mythologie de la Saudade. Essais sur la mélancolie portugaise (2000).

Commentaires

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13 Comments

13 Comments

  1. jp

    11 octobre 2009 at 13:28

    ce qui est incroyable dans cette migration
    les bidons ville des portugais, les terribles voyages au Portugal avec ce couloir de la mort du pays basque jusqu’aux actuelles autoroutes qui se terminent à peine aujourd’hui, le sentiment d’être immigré dans son propre pays
    c’est que personne parmi eux n’a de rancœur pour le Portugal
    que les portugais de France, du Luxembourg, de Suisse sont restés souvent plus portugais que ceux qui sont restés
    Il y a dans la latinité portugaise cette croyance que la bonne vie se fait ailleurs
    partir n’est jamais exclus…

    la seconde chose que je ne comprends pas est pourquoi le Portugal
    devenu démocratie dans une Europe de libre circulation
    ne fait rien pour provoquer un retour massif de cette diaspora
    éduquée, capable, entreprenante
    ce qu’a fait l’Irlande, par exemple
    cela me semble indigne

  2. playscool

    13 décembre 2009 at 11:15

    tu crois ça toi en se moment j’ai de la haine pour mon pays .
    je vis en france depuis longtemps et je ne sens pas trop portugais.
    je ne me sens pas proche des miens quand j’y vais, mais plutôt un étranger.
    pour les portugais tout ce qui vient de france c’est de la MERDE.
    quelqu’un peux m’expliquer?

  3. chpalette

    31 juillet 2010 at 21:53

    tu a raison on n’est pris pour de la merde je ne sais plus bien parler le portugais je suis ne en France justement dans les bidonvilles de saint Denis au franc- moisin moi aussi je recherche des photos ou video rien …..que des petit souvenir ne pas oublié d’ou on vient

  4. pedro valentim

    9 janvier 2011 at 17:20

    agradavel,ver um pouco o que foi a imigracao,para mim nestes tempos de hoje e sempre bom ouvir falar de portugal,nos imigrantes espalhados pelo mundo,todos partiram deichando familias,amigos e muita saudade,obrigado a vos,

  5. minhota

    22 janvier 2011 at 21:54

    Moi je suis assez d’accord! J’aime le Portugal et je sais que tous les portugais que je connais aime énormément ce pays, et parfois même plus que ceux qui y habite encore!

    Je suis née en France mais je parle le portugais et mes coutumes sont portugaises. J’ai conscience que sans y avoir vraiment vécue je ne peux pas dire exactement à quoi ressemble la vie là bas. Mais pour y passer tous mes étés je peux dire que les moments passés là-bas sont merveilleux! Et que ce pays respire la joie de vivre….

  6. Alice

    30 mai 2011 at 20:02

    Salut,
    moi je suis née au 58 rue des Boutaraines à Villiers. Je cherche désésperément l’endroit ou je suis née. J’ai 45 ans, je pleure à chaque fois que je refais ma carte d’identité. J’ai des souvenirs de moi enfant seule pleurant dans la boue. Je regrette qu’on m’ai fait naître dans ces conditions . Ensuite on m’a déposée chez ma grand-mère. J’ignore dans quelles conditions j’ai voyagé. Ensuite on m’a ramenée toujours clandestinement. Si quelqu’un peut m’en dire un peu plus sur la période des année 66 et plus ainsi que sur le 58 chemin des boutaraines j’en serais très heureuse. Ou bien à quel endroit je peux trouver ces renseignements.
    Nous les enfants du bidonville sommes davantage traumatisés que ceux qui l’on vécu. Nous n’étions pas maîtres de notre vie. Et les vraies séquelles sont chez nous.
    Je souffrirai toute ma vie de la peur de l’abandon.

  7. Claùdia

    3 août 2011 at 00:51

    Fille d’un couple de portugais, ma mère est née en France en 66, de parents immigrés portugais, mon père né au Portugal en 57, a émigré en Suisse en 1980, puis en France en 1985.
    Mon frère et moi avons étés éduqué dans la tradition, et les coutumes du Portugal. 90% de notre famille, à émigré en France, Suisse, Espagne, rare d’entre eux, sont au USA.
    Chaque année, nous rentrons au Pays, nous nous retrouvons dans la joie la bonne humeur, pendant l’année, un des objectifs principal est de rentré au pays en août prochain.
    Nous tous, les enfants, petits et grands, parlons tous le portugais, moi même maman d’un petit bout de deux ans, je lui le Portugais.
    Je vois, que la vie de ma famille qui vit au pays est assez précaire, certains sans sortent, d’autres chefs d’entreprises dans le Sud, qui en plus d’ un salon de coiffure et esthétique, doivent trouver un autre emploi souvent serveuse dans la restauration…
    D’autres vivent vraiment sous le seuil de pauvreté, très petit revenu famille nombreuse, parfois afin qu’il subvienne à leurs besoin il est nécessaire de leurs faire parvenir des fonds car avec un petit smic à 400€, la vie est vite difficile.
    Je remarque par rapport à chez nous, que les besoins de la vie courantes, sont souvent élevé, compter minimum 450€ pour un sèche linge, un litre de diesel en moyenne a 1,42€, l’alimentaire est très cher aussi… variant très fortement entre le Nord le Centre et le Sud. Cependant les petits plaisirs, allez dans une terrasse pour un café compter 60Cents maxi, 0 1€ la glace ou un petit resto en moyenne 28 € pr 4, apéro, plat dessert.
    Les valeurs et traditions du Portugal sont très présente, il est vrai que les portugais du pays, ont la critique dure et facile, surtout lorsque les immigrés rentrent au Pays, et qu’ils affichent une vie plus aisée, de belles voitures, de belles maisons …, ce qu’ils n’imaginent pas c’est qu’ici avec un simple smic, la vie est dure aussi, et deux smics arrivent tout juste à subvenir au besoin d’une famille, sans aucun excès, et sûrement aucun resto, et ne parlons pas des vacances si l’on parle matériellement !
    Rentrez au pays pour les émigrés est très important, toute l’année ils vont travailler sans cesse, du lundi au samedi, pour subvenir à leurs besoins certains font le choix d’acheter un appartement ou une maison dans le pays d’accueil, au lieu du Portugal d’autres louent au minimum, ou sont aussi concierges et choisissent de construire dans les propriétés familliales leurs maison, souvent très grandioses !
    Mais quoi qu’il en soit, ils se sont intégrés socialement, et professionnellement dans leurs pays d’accueil, dans ma famille il y a des chefs d’entreprises en Espagne au Portugal et en France, chacun d’entre eux à su se faire sa place, et dirigés d’une main de fer des sociétés créatrices d’emplois, qui ont résister à la crise … et non, ils ne font pas que du BTP,ca va de l’ Hotel, d’un Bar ou un Restaurant, dans l’ immobilier… !
    Ils ont tout simplement mis leurs avenirs entre leurs mains, et travaillent dur, très dur, qu’ils soient patrons ou employés, la communauté portugaise est réputé pour ses qualités de bons travailleurs !
    Ils ont tous connu et vécu la misère, la pauvreté, la vie de dur labeur, parce que la petite maison dans la prairie, version Europe, peut être tournée au Portugal, aujourd’hui encore des villages, cultivent leurs propres champs, des vaches, des moutons, le poulailler juste à coter de la maison, chaque jour de l’année, des villages vivent aux rythmes des saisons,des bêtes, des récoltes…
    Voilà la vie des émigrés Portugais, qui aujourd’hui à l’extérieur, voient leur pays qui s’effondre, qui tente de survivre, une population très affaiblis qui subvient difficilement à ses besoins.
    Un pays en retard au vu des programmes scolaires, l’école n’est obligatoire depuis les années 1985- 1990 si ce n’est pas plus tard.
    Forcément aujourd’hui, il y a des couacs et à tout les niveaux presques, mais je reste persuadée que le Portugal, à beaucoup à offrir au monde extérieur, il peut s’enrichir d’ un tourisme, la création dans des paysages à couper le souffles, de site 100% écologique, des constructions qui se voudraient modernes, se confondant dans les paysages afin que le Portugal dégage une image de pays capable d’offrir des services de qualités, des séjours de bien être de relaxation, des séjours au vert quoi, équipés au top du top, créant de l’emploi, et favorisant l’économie du pays !
    Beaucoup d’entre eux, mises déjà sur le tourisme, des villas 100% équipés, piscine sauna, Air conditionné, internet, cuisine équipée pour 10 pers à 1500€ la semaine, parfois à quelques m de la plage …
    Un pays qui offre des lieux de rêves pour l’organisation d’évènement comme des mariages … qui coûtent jusqu’à deux fois moins chers par rapports à chez nous.
    La tradition veut d’ailleurs, que les émigrés Portugais, célèbrent leurs Mariages au pays, pendant le mois d’août, réunissant ainsi toute la famille.

    Le Portugal est un beau pays, les immigrés, et nous enfants d’immigrés souffront de ne pas vivre dans le pays de nos origines, vraiment !
    Faites un sondage sur les 10/40 portugais, ce qu’ils en pensent, vous verrez que nous sommes très liés à notre pays et nos origines, nos valeurs sont les mêmes que nos anciens, nous sommes juste dans un monde d’avancé technologique permanent, qui nous permets de garder le contact avec nos proches qui vivent loin de nous, de nous voir rapidement grâce à l’avion, pour anecdote, nous avons déjà fait des voyages type un aller retour Madrid la même journée, ou juste une nuit sur place ou en Suisse… nous vivons dans des pays qui nous offrent une stabilité quotidienne malgré tout, et risqué de tout perdre, ne serait ce qu’un CDI 35 pour rentrer travailler au pays, est un choix qui ne se discute pas longtemps !

    Enfin voilà, j’ai dis ma pensée sur le sujet, par la même occasion si l’envie d un séjour au vert, ou de confier l’organisation de l’ un de vos évènement comme Mariage, Noces… dans ce beau pays, je dirige une agence d’organisation évènementielle Franco Portugaise, pour plus d’informations mon mail :
    rds.claudia@gmail.com

  8. Angie

    25 août 2011 at 22:03

    Bonjour Claudia

    j’ai bien aimé lire ton texte, tu donnes une idée assez bonne du Portugal
    pour faire connaître un peu mieux ce pays, je fais moi-même un blog comme si c’était mon crochet du soir, j’espère que tu y jetteras un coup d’oeil

    http://portugalredecouvertes.blogspot.com/

    ça me ferait plaisir d’avoir ton opinion
    amitiés
    Angie

  9. Marie

    29 octobre 2011 at 22:00

    Bonjour,
    Je suis née au Portugal et ça fait 40 ans que je vis en France. En 1971, nous avons quitté le Portugal pour la France. Mes parents vivaient en France depuis un an. Ma mère était venue chercher ses 5 enfants au Portugal pour les ramener en France. Nous étions 5 enfants de 2 à 8 ans. Comme nous, les enfants, n’avions pas de passeport, nous avons dû traversé la frontière espagnole à pied par les montagnes accompagné d’une jeune fille espagnole. On ne devait pas parler, ni courir, ni se retourner. Je me souviens qu’on était passé par une revière et on devait marcher sur les pierres. Puis nous avons attendu notre mère dans un café, c’était le lieu de rencontre. Ensuite, nous avons pris le train pour Paris. Voilà, nous étions arrivées en France. Le pays où il fait très froid en hiver. Depuis, tous les ans, au mois d’août, je pars au Portugal en vacances avec mes enfants. Je retrouve toute ma famille. J’aime ces moments de rencontres. Pendant des années, j’ai traversé les mêmes routes, les mêmes villes et villages, français, espagnols et portugais. Et tous les ans, au moment du départ en Vacances, je voyais les portugais heureux de partir en vacances au Portugal retrouver leur familles, leur village. J’aime voir les gens heureux. En été, quand je vois tous ces gens sur les routes en direction du Portugal, je me dis qu’ils ressentent les mêmes choses. Nous partageons la même nostalgie. Nous, les immigrés Portugais, nous avons tous quelque chose en commun. Nous sommes attachés à notre terre. Nous avons deux cultures. Nous avons notre histoire d’immigrés. Nous sommes toujours dans la séparation. Séparés de notre pays, de notre famille. Cela fait des années, pour beaucoup d’entre nous, que nous sommes partagés entre deux pays et deux cultures. Je suis fière du peuple portugais. Je suis fière de tous ces portugais qui ont construit la France. Je vous dis à très bientôt. Et soyez heureux auprès des vôtres ! 🙂

  10. Hermínio

    19 novembre 2011 at 01:59

    Bonjour Claudia .
    je suis né début 1956 et je suis rentré à l’école en septembre 1962 …et elle était obligatoire , et cela depuis la fin du 19ème siècle.
    Sauf que dans les campagnes (et aussi dans les villes , mais dans une moindre mesure ] , les parents avaient besoin des enfants pour travailler [surtout les filles ] et n’envoyaient pas les enfants à l’école…et les autorités s’en  » foutaient  » !!
    Mon père qui est né en 1930 a été à l’école , ma mère qui est née en 1937 est illettrée. C’était comme ça !!!
    Mais a partir des années 50 ,tout le monde y allait.
    Je suis arrivé en France en mars 1966 ,bien que je me sente Français , j’ai toujours la nationalité Portugaise.
    Venant du Portugal en France , je me sent comme un Auvergnat qui serait monté à Paris !!…pour la plupart des Portugais de France , le Portugal se limite souvent à la région ou ils sont nés.
    P S .
    j’ai eu de la chance , car je suis venu en train et une bonne maison nous attendait , moi et ma famille !!
    Desejo-vos uma boa vida , melhoras para Portugal e que o mal que anda a roer a Europa não chegue à França. !!

  11. Gelinat Sébastien

    28 décembre 2011 at 15:59

    Campinois français,né en 1975,sans origine portugaise, je connais depuis tout petit cette histoire des portugais de Champigny. Le bidonville, la diaspora portugaise, les copains portugais à l’école et au conservatoire de musique (accordéon). Je suis maintenant « aluno de lingua portuguesa, só por prazer e também visitei Portugal o Verão passado .Gosto muito deste país, a gastronomia, a cultura, a música… Penso que sou um bocadito português mesmo assim !!!
    Viva Portugal !

  12. José

    13 janvier 2012 at 01:30

    Je fais parti de la 2ème génération d’immigrés portugais, je suis venus à l’age de 10 ans mais avec des papiers en règle mes parents étaient déjà la, je suis d’accord avec vous, on est portugais en France et français au Portugal mais pour une minorité de gens, en France nous avons fondu dans la masse en nous insérant assez facilement sans perdre notre identité, d’ailleurs la communauté vie plutôt bien, a des acquis, pratiquement plus personne ne met en cause le fait que nous faisons parti de ce grand pays qu’est la France, même le front national ne si risque pas . Au Portugal quelques personnes se charges de nous rappeler que nous sommes français, nous devons cela à quelques fanfarons qui ont fait ou qui font encore les beaux au mois d’aout, mais nous sommes bien acceptés car dans toutes les familles des membres ont émigrés.
    Ps: si nous devions choisir entre les deux pays le choix serrait certainement très difficile, pour preuve la 1ère génération est venu pour gagné un peut d’argent et repartir au pays 5 ou 6 ans après mais ils sont toujours la et la plupart n’envisage pas de repartir

  13. dani

    15 mars 2012 at 19:44

    je suis fils d immigrée mais ce qui me gene parfois c est qu en france on s interresse plus a mi mmigration africaine maghrebinne qu a celle de nos parents memes les espagnols les italiens qui ont une immigration plus anciennes sont mieux representer dans notre pays

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