IL FAUT CHANGER LE TITRE DE LA RÉVOLUTION DES ŒILLETS

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Il faut absolument changer le nom de la Révolution des Œillets, ce n’est pas vendeur comme titre. Pourquoi ne pas l’avoir appelé la révolution des pâquerettes pendant que vous y êtes. C’est hier, en discutant un peu avec Nicolas, que j’ai compris que notre révolution portugaise n’avait pas autant marqué les esprits en France que mai 68 ou que 1789. 41 ans après, cet événement passe complètement inaperçu dans les médias français. La plupart des gens ne savent même pas qu’il y a eu une révolution au Portugal. Quand il s’agit d’aller se faire dorer la pilule en Algarve ça va, les gens savent ce qu’il faut faire, mais s’intéresser à l’histoire d’un autre pays que le sien, c’est au dessus de leurs moyens.
En France, c’était sous les pavés, la plage. Un slogan tueur. Et il y en a eu des batailles acharnées à grands coups de pavés. Au Portugal, c’était plutôt la fleur au fusil. Les gens qui se promenaient tranquillement dans les rues un œillet à la main. Une petite touche de rouge, histoire de faire révolution. Et devinez comment elle a été déclenchée. Perdu, pas à la suite d’un massacre de la population. C’est une chanson, « Grândola, Vila Morena » qui a servi de signal. Elle a été écrite par un troubadour portugais (et oui, ça existe), Zeca Afonso, et elle raconte la fraternité des habitants d’une ville de l’Alentejo.
« Seul le peuple ordonne
Terre de fraternité
Grândola, ville brune
À chaque coin un ami
Sur chaque visage, l’égalité
Grândola, ville brune
Terre de fraternité »
Oui, notre révolution a été trop pacifique, trop romantique. Il faut en réécrire le scénario, pour marquer les esprits, pour se souvenir qu’il y a à peine 4 décennies, les Portugais n’avaient pas le droit d’avoir des droits, qu’ils étaient privés d’une démocratie, qu’ils avaient faim de liberté.

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