La révolution des oeillets

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Le 25 avril 1974 à 0h25, la radio nationale diffuse « Grândola, vila morena » ( Grândola, ville brune ), une chanson révolutionnaire de Zeca Afonso. C’est le signal que s’est donné le Mouvement des Forces Armées pour s’emparer des points stratégiques du pouvoir dans le pays. Seize heures plus tard, le régime dictatorial s’effondre. Malgré les appels réguliers des « capitaines d’avril » à la radio incitant la population à rester chez elle, des milliers de Portugais descendent dans la rue, se mêlant aux militaires insurgés. L’un des points centraux de ce rassemblement est le marché aux fleurs de Lisbonne, alors richement fourni en oeœillets, dont c’est la saison. Certains militaires insurgés mettront cette fleur dans le canon de leur fusil, et ceci sera à l’origine du nom de cette révolution sans effusion de sang.

La chanson de José Afonso n’avait pas grand chose de révolutionnaire. Elle parlait de liberté et, bien plus, de fraternité, mots défendus dans le Portugal d’alors (surprenant dans un pays catholique que la fraternité soit presque un délit…!).
Malgré les crises politiques et économiques, je suis fier de la démocratie portugaise. (Jorge Alves)

Si je peux me permettre, pour l’heure c’est 00h20 passage de Grândola, Villa Morena à la radio portugaise « Radio Renascença » deuxième signal pour le MFA après le premier qui fût « E Depois do Adeus » de Paulo de Carvalho.
Il y a eu 4 morts déplorés ce jour:
– Fernando C. Gasteira
– José J. Barneto
– Fernando Barreiros dos Reis
– José Guilherme R. Arruda
ainsi qu’une vingtaine de blessés, fusillade faite par la PIDE/DGS…
(Fernando Gomes-Paulo)

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