Lisbonne, capitale du Portugal, capitale du Monde au temps de la splendeur passée, carrefour de civilisations, ville détruite puis reconstruite, ville d’hier et de demain où il fait encore bon vivre aujourd’hui. L’avion survole la ville à  basse altitude. On distingue plusieurs stades, bleu, rouge, vert, un bois touffu, plusieurs collines, et le Tage, doré, « la mer de paille », large et majestueux, au-dessus duquel nous faisons demi-tour, juste le temps d’apercevoir le pont du 25 Avril et le Christ-Roi qui regarde la ville. A chaque voyage, le charme agit.

Le premier jour. Promenade le long de la rue Augusta, rue pavée, composée de petites pierres blanches décorées de motifs géométriques noirs, jusqu’à  l’arc de triomphe, qui donne sur la place du Commerce et sur le Tage. On prend le train au Cais do Sodré. La ligne de chemin de fer longe le Tage et va en direction de la Mer. En chemin, on dépasse le pont du 25-Avril (anciennement pont Salazar, renommé après la révolution des Oeillets), l’un des ouvrages suspendus les plus longs d’Europe, qui ressemble vaguement au Golden Gate de San Francisco. On descend à  la station Belém. On longe le petit port de plaisance et l’on marche en direction du Monument des Découvertes. Une proue de navire en pierre sur laquelle sont sculptées les grandes figures de l’époque des Grandes Découvertes avec à  leur tête le Prince Henri le Navigateur. Une curiosité : une mosaïque représentant un mappe-monde géant à  même le sol. On marche encore un peu et l’on arrive à  la Tour de Belém. Du haut de la tour on peut profiter d’une belle vue sur le Tage, sur le pont 25 Avril et sur le quartier de Belém. On traverse la ligne de chemin de fer et on marche un peu jusqu’au Centre Culturel de Belêm, qu’on traverse par curiosité. On traverse un beau jardin afin d’admirer le chef d’oeuvre architectonique du Portugal : le Monastère des Jéronimos. Un long Monastère aux tuiles rouges qui sert de Musée et une Basilique en pur style manuélin (du roi Dom Manuel), dont les thèmes principaux ont trait à  la Mer. Les hautes colonnes serpentées de cordages nous laissent bouche béé. A l’entrée, les tombeaux de Vasco da Gama, le découvreur des véritables Indes par voie maritime, et de Luis de Camàµes, le poète auteur des Lusiades, qui raconte en vers l’épopée lusitanienne. Le plus beau reste à  venir : le cloître. Magnifique. Véritable hommage à  la Mer, qui est représentée partout. A deux pas, le Musée des Carosses. Avant de revenir en centre ville, il faut absolument goà»ter les pasteis de natas et autres pâtisseries de la Pasteleria de Belém. Prenons le tramway n°15 et retournons en centre ville. Lisbonne et ses electricos ! Le voyage vaut le coup rien que pour ça. Surtout les plus anciens, vétustes et colorés. Le n°28 est celui qui effectue sans doute le plus beau circuit. Il emprunte une rue qui monte jusqu’à  Alfama, l’un des vieux quartiers de Lisbonne. Il tourne devant la Sé, la cathédrale et continue de monter. Il faut descendre et marcher un peu pour atteindre le Castelo Sao Jorge, la forteresse médiévale construite par les Maures qui domine la ville. Les plus belles vues nous sont offertes ici. Sur le Tage, sur la place du Commerce, sur le pont du 25 Avril et même sur le Pont Vasco da Gama, du haut de l’une des tours. Celui-ci a été construit entre 1995 et 1998 afin d’alléger le trafic routier du pont du 25 Avril et de créer une liaison directe entre le Nord et le Sud du pays, en évitant le centre de Lisbonne. Grandiose, 18km de long, dont 12,2 au dessus de l’eau. Elégant, avec plusieurs travées qui évoquent les voiles d’un navire. Le tramway nous dépose à  côté de la Place da Figueira, où il faut absolument voir la grande fontaine centrale et se promener dans les petites rues commerçantes. A deux pas, O Elevador de Santa Clara, un ascenseur construit par un élève de Gustave Eiffel à  la fin du XIXè siècle, qui permet de passer de la ville basse à  la ville haute et de profiter d’une belle vue du centre ville.

Que faire un samedi soir à  Lisbonne ? Ecouter du Fado dans l’une des maisons d’Alfama et siroter un verre de Porto, s’éclater dans une boîte à  la mode située sur les docks du Tage ou prendre la ligne rouge du Métro et aller débusquer les lisboètes là  où ils se cachent, c’est-à -dire dans l’un des méga centres commerciaux de la capitale, par exemple le Colombo.

Le lendemain, on se lève tôt car il y a beaucoup de choses à  visiter. On prend la ligne rouge du Métro. On descend à  Jardim Zoologico et on marche jusqu’à  l’orée du bois de Monsanto, où se trouve l’un des joyaux de Lisbonne : le Palais du Marquis da Fronteira. Le jardin est magnifique. Des azulejos tapissent les murs du palais ainsi que ceux de l’étang. Du jardin, on aperçoit le quartier de Benfica et son Estadio da Luz, tout de rouge vêtu. Peut-être le plus beau de ceux construits à  l’occasion de l’Euro 2004 de Football et où l’on peut admirer la statue géante d’Eusébio, la grande figure du Football Portugais.

On reprend le Métro, on traverse Lisbonne afin d’emprunter la ligne de l’Orient. Construite à  l’occasion de l’Expo universelle de 1998, et qui mène au Parque das Nações, le lieu qui l’accueillit et vers lequel on se dirige. Les stations sont plus belles les unes que les autres. Le quartier de l’Expo se situe dans le Futur. Le centre commercial Vasco da Gama est spacieux et clair, avec des escalators en verre tout droit sortis d’un film d’anticipation. Dehors, on marche jusqu’au Tage et on s’amuse des volcans d’eau et de la pelouse aux formes étonnantes situés sur le trajet. Une longue jetée a été aménagée pour les visiteurs et les promeneurs du dimanche. Les plus aisés pourront prendre le téléphérique et se dépêcher d’aller admirer de plus près le Pont Vasco da Gama. On revient sur nos pas et on visite L’Océanorium de Lisbonne, le plus grand d’Europe : plusieurs milliers d’espèces de poissons. Le voyage s’achève. Si l’on a encore un peu de temps, il faut aller une dernière fois voir le Tage, le fil rouge de notre visite, et faire une promenade en bateau. La vue sur Lisbonne est magnifique.