Après la deuxième guerre mondiale, démarre au Portugal la production de films pour le grand public, sous le regard inquisiteur de l’«Estado Novo», le régime fasciste d’Oliveira Salazar. Des comédies légères, destinées à la petite et moyenne bourgeoisie, apparaîssent sur les écrans, avec des acteurs connus venus du théâtre.
Ces films seront repris par la RTP, la chaîne publique de télévision, une cinquantaine d’années plus tard. Edités en DVD, ils font le bonheur d’un grand nombre de fans.
L’un d’entre eux est « O leão da Estrela » (1947), de Arthur Duarte, avec Antonio Silva. Il s’agit de l’histoire d’une famille de la petite bourgeoisie lisboète, dont le chef de famille est un fervent supporter du Sporting, qui se rend à Porto avec l’espoir de marier la fille avec un riche héritier du Nord, lui-même portiste jusqu’au bout des ongles. Entre l’amour et la rivalité sportive, le seul arbitre sera la comédie.