Grândola, Vila Morena (Grândola, ville brune) est une chanson portugaise composée par Zeca Afonso, qui raconte la fraternité des habitants de Grândola, une ville située dans l’Alentejo. Parce que le texte parle d’égalité des droits et du peuple, qui seul ordonne, cette chanson fut censurée par le régime d’Antonio de Oliveira Salazar, l’Estado Novo. Le 25 avril 1974, à minuit vingt, « Grândola, Vila Morena » fut diffusée à la radio portugaise Rádio Renascença et servit de signal pour commencer la révolution qui renversa le régime ; elle est ainsi associée à la Révolution des œillets et à la restauration de la démocratie au Portugal.
Cette chanson a été reprise lors des manifestations massives pour s’opposer à l’austérité imposée par le gouvernement, à partir du 15 février 2013, jour où un groupe de députés de gauche a chanté cette chanson révolutionnaire à l’assemblée des députés


Grândola, ville brune
Terre de fraternité
Seul le peuple ordonne
En ton sein, ô cité
En ton sein, ô cité
Seul le peuple ordonne
Terre de fraternité
Grândola, ville brune
À chaque coin un ami
Sur chaque visage, l’égalité
Grândola, ville brune
Terre de fraternité
Terre de fraternité
Grândola, ville brune
Sur chaque visage, l’égalité
Seul le peuple ordonne
A l’ombre d’un chêne vert
Dont je ne connaissais plus l’âge
J’ai juré d’avoir pour compagne
Grândola, ta volonté
Grândola, ta volonté
J’ai juré de l’avoir pour compagne
A l’ombre d’un chêne vert
Dont je ne connaissais plus l’âge

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