Le tube qui a commencé par faire chanter et danser tout le brésil, « Ai, se te pego », et qui a été lancé en juillet dernier, est en passe de devenir un hit mondial. Pourtant, son auteur, Michel Teló, est peu connu. La chanson, qui a une cadence tranquille, avec des sonorités traditionnelles, est rythmée par la guitare et par un gimmick à l’accordéon, à la mode de la musique sertaneja du Nordeste du Brésil. Les paroles et la chorégraphie très simples ont été reprises par des personnalités du sport, comme Neymar, Rafael Nadal, ou encore Cristiano Ronaldo, la star du Real Madrid, qui l’a utilisée pour fêter l’un de ses buts.
Internet et les réseaux sociaux ont fait le reste. Fin décembre, la vidéo du hit avait été vue plus de 94 millions de fois sur Youtube. 
Alors que la langue portugaise s’exporte peu, c’est la musique la plus téléchargée sur Itunes au Portugal, au Chili, en Argentine, au Pérou, en Colombie, en Espagne, en Allemagne et en Pologne. En France, on se l’arrache déjà chez les jeunes.
Au Brésil, c’est une revanche de la musique traditionnelle contre le funk ou les airs étrangers, et un symbole de cette nouvelle classe moyenne conquérante, avec tout ce qu’elle porte d’espoir.