Le collectif portugais Buraka Som Sistema a été fondé en 2006 à Amadora, dans la banlieue nord de Lisbonne. Son nom vient de Buraca, un quartier « ghetto » où sont nés les membres, et où réside une forte communauté africaine et gitane.
Porte-drapeau d’une population qui a des envies de révolte, la musique des Buraka est un mélange explosif de Kuduro, d’électro, de breakbeat, de hip-hop, et de world dance. Son inspiration, le groupe la puise dans ses origines, les ex-colonies portugaises, et dans la rue.
Après Black Diamond, sorti en 2009, Buraka Som Sistema nous a livré fin 2011 son deuxième album, «Komba».
Pour toute une génération qui vit dans un pays en crise, pour une jeunesse sacrifiée, accablée par le chômage, cette musique énergisante tombe à point nommé. 
Dans une interview accordée à Libération, les membres du groupe disent que «nous avons trop vécu dans un système basé sur le clientélisme et l’argent facile ; trop été tenté par le syndrome belle caisse-belle maison. Dans l’austérité, les gens sont plus créatifs ; l’art et la musique forment une échappatoire. Il n’y a jamais eu autant de dynamisme que depuis deux ans. Avoir un groupe, ce n’est pas se dire qu’on rêve de signer avec Universal et basta. Etre musicien, c’est se mettre en danger, bouger, être prêt du mouvement, donc des mouvements sociaux. On veut jeter les graines d’un truc qui pousse au combat. On a beau n’avoir vendu que 40 000 albums et se faire télécharger, on s’en fout. Notre public n’a jamais eu de CD. C’est live qu’on existe. On tourne dans le monde entier, c’est ça qui est sans prix.»

BURAKA SOM SISTEMA
CD : KOMBA (Rough Trade) 
En concert le 1er mars à la Gaité lyrique, 3 bis, rue Papin, 75003 Paris