Bévinda est souvent présentée comme l’égérie du « Nouveau Fado » ou du « World Fado ». Dans son dernier album, Lusitânia, (sorti en février 2011), la chanteuse nous emmène dans un voyage musical en Lusitanie, et elle revient à sa langue natale, le portugais, et au fado.
« Pour cet album, j’ai eu envie d’inventer une trame, celle d’une jeune fille, qui quitte son village, au Portugal, pour partir à la recherche d’un monde meilleur. » Au début du siècle dernier, Lusitânia s’embarque sur un paquebot en direction de New York, le nouvel eldorado. Durant la traversée, elle tombe amoureuse d’Alvaro de Campos, un jeune poète portugais (un clin d’oeil á l’un des hétéronymes du poète Fernando Pessoa). 
Chaque chanson du disque raconte une tranche de vie, et explore ce que nous avons de plus profond en nous. A la manière d’un peintre impressionniste, la chanteuse procède par petites touches qu’elle puise dans une palette d’émotions, qui vont du désespoir à l’espoir, de la mélancolie à la joie, de l’ombre à la lumière. De la passion aux illusions perdues, l’héroïne reviendra à son point de départ, toujours en quête du port d’accueil qui lui conviendra le mieux.
De sa voix légère et pétillante qui se se colore des voyages et des rencontres, et accompagnées par une formation de guitares (la guitare brésilienne de Gilles Clément, l’oud de Lucien Zerrad, et la guitare portugaise du compositeur Philippe de Sousa), Bévinda chante à merveille la saudade. 
« La lumière de l’ailleurs pour un présent toujours plus fort guide les pas de cette exploratrice toujours en quête de nouvelles aventures musicales » (www.bevinda.net)

httpv://www.youtube.com/watch?v=O_X93P5Dgc8
Bevinda, Lusitânia : interview

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