Mísia revient sur la scène française à partir de janvier pour nous présenter son dixième album, « Senhora da Noite », dont les textes ont été exclusivement écrits par des femmes. « La femme est toujours pensée comme interprète dans le fado, pas comme musicienne ou écrivaine », cet album est « une revendication du rôle des femmes comme créatrices », a-t-elle confié dans un entretien à l’Associated Press.
Les treize chansons de « Senhora da Noite » (Silène/L’Autre Distribution) ont été écrites par des écrivaines (Agustina Bessa-Luis), des poétesses (Rosa Lobato de Faria, Florbela Espanca, Maria do Rosario Pedreira), des fadistes (Amália Rodrigues), et des chanteuses-auteurs qui n’appartiennent pas au monde du fado (telle la Brésilienne Adriana Calcanhotto). Mísia a également signé un texte, « O Manto da Rainha ».
De sa voix profonde et forte, accompagnée par des arrangements musicaux du compositeur Carlos Azevedo, et par la même formation (guitares, accordéon, piano, violon) de « Garras dos Sentidos », Mísia « déconstruit » les fados traditionnels sans les dénaturer, et entrouvre la porte à d’autres univers musicaux.
« Le choix du fado est venu de « mon désir d’appartenir à une culture, un pays », raconte Mísia.
Son nom de scène s’est imposé à elle suite à la lecture de la biographie de Mísia Sert, muse et amie de nombreux artistes du début du XXe siècle.

Mísia se produira sur scène à Paris (le 31 janvier au Bataclan), puis en province.