Près de trente sept ans après la Révolution des Oeillets, les petits enfants de Zeca Afonso descendent à leur tour dans la rue pour exprimer leur mal-être en chansons, et ce avec beaucoup de talent et énormément d’humour. 
httpv://www.youtube.com/watch?v=pZonZntFU7Y
C’est le cas notamment du groupe satirique Homens da luta (Les Hommes en lutte), lequel représentera le Portugal à l’eurovision de la chanson en Allemagne au mois de mai. Pour Homens da Luta, qui vont jusqu’à porter leur musique contestataire jusque dans les défilés contre les mesures d’austérité, “la musique est une arme de communication super-puissante et, ce à quoi nous assistons actuellement dans notre pays, mais aussi ailleurs dans le monde, c’est je crois, un moment historique dans le nouveau millénaire, à une étape du changement du monde où les populations se rendent comptent qu’elles ont à nouveau le pouvoir.”
httpv://www.youtube.com/watch?v=f8lo82tXbWU
Même bonne surprise avec le groupe Deolinda, qui fédère lui aussi une jeunesse en proie aux difficultés sociales et dont le morceau présenté sur scène en janvier au Coliseu do Porto a eu un écho exceptionnel : “Parva que sou » (Ce que je suis stupide), qui traite du paradoxe de ces diplômés qui ne parviennent pas à trouver un emploi. Une chanson qui est devenue l’hymne de nombreux jeunes et qui a inspiré la création d’un groupe sur Facebook baptisé “Geração à rasca » (Génération fauchée), dont les membres ont manifesté dans tout le Portugal le 12 mars pour exiger un changement de société.