Le Portugal a déposé une candidature en juillet en vue d’inscrire le fado au patrimoine culturel immatériel de l’Unesco (166 traditions ou expressions vivantes y sont déjà inscrites, par exemple le tango), et espère ainsi obtenir une reconnaissance mondiale de ce chant traditionnel, né à Lisbonne au XIXe siècle, qui est devenu le symbole de tout le peuple portugais. L’Unesco doit se prononcer sur ce dossier en novembre 2011. Pour certains, surtout la nouvelle génération de fadistes, comme Cristina Branco, cette candidature « permettra au fado d’être reconnu par un plus grand nombre de personnes et de le faire évoluer davantage. Le fado est une musique qui parle d’une société, et par conséquent il évolue avec elle ».
Pour d’autres, comme le grand guitariste Mário Pacheco, en intégrant la liste prestigieuse de l’Unesco, le fado « échappe un peu plus à la ville qui l’a vu naître et perd une partie de son mystère ». L’avenir et l’Unesco le diront.