António Zambujo est né à Beja, dans la région de l’Alentejo, au sud du Portugal. Avant de monter à Lisbonne et d’y produire dans les maisons de fado, puis d’être remarqué dans la comédie musicale « Amália », l’artiste portugais s’est adonné aux chants traditionnels polyphoniques de l’Alentejo, o cante alentejano, transmis par sa grand-mère, et à la clarinette, apprise au conservatoire régional. Le petit provincial manifeste très tôt un goût pour le fado, chantant en famille et devant des amis, ses modèles étant Amália Rodrigues, Alfredo Marceneiro, Maria Teresa de Noronha, João Ferreira Rosa entre autres. Il n’a que 16 ans lorsqu’il remporte un concours de fado chez lui à Beja. Lorsque Amalia Rodrigues meurt en 1999, il raconte avoir pleuré ce jour là en écoutant en boucle l’un de ses disques.  » Il y a un fado avant Amalia et un autre après Amalia. Elle a tout bouleversé. » Comme tout chanteur de fado, Zambujo reprend certains des titres de la chanteuse. L’hommage semble quasi incontournable. Amalia Rodrigues est une source d’émotion pour lui. Il chante le fado mais pas seulement. En réalité, l’artiste est connecté à tout l’univers lusophone. Son répertoire puise dans la morna cap-verdienne ou chez le père de la bossa nova Vinicius de Moraes.
C’est en 2007 que sa carrière prend un réel départ, avec la sortie de l’album « Outro sentido » chez Harmonia Mundi et sa diffusion internationale.

António Zambujo – Amor de Mel, Amor de Fel (YouTube)