Difficile de trouver les mots justes lorsqu’on perd un match et que notre équipe est éliminée d’une compétition comme la coupe du monde. Des sentiments diffus nous assaillent (désespoir, grande tristesse, frustration, rage, vide…) et les images du match reviennent nous hanter à chaque instant. Facile de trouver un coupable. Un entraîneur qui manque d’ambition, qui fait jouer ses joueurs contre nature, qui fait sortir un attaquant alors qu’on perd face au champion d’Europe en titre. Une star galactique fantômatique qui erre sur le terrain comme une âme en peine, le seul Portugais à ne pas avoir chanté l’hymne national, la tête des mauvais jours, ailleurs, le visage figé par une trop grande pression.. Tout un mystère…Une erreur d’arbitrage de plus, un but suite à un hors-jeu que personne ne conteste, un arbitre Argentin qui officie entre des Espagnols et des Portugais. Les meilleurs ont gagné. Il a suffit d’un but pour que le verrou portugais cède. Les forterresses da selecção das quinas ont volé en éclats après les incessants coups de butoir de l’armada espagnole. Tous nos espoirs sont anéantis. Il ne nous reste plus que nos yeux pour pleurer. Comme Eduardo, notre goal. Ce héros. Le meilleur Portugais sur le terrain. Celui qui voulait y croire un peu plus que les autres. Presque tous les joueurs ont donné le meilleur d’eux mêmes. Presque tous ont mouillé le maillot, ce bout de tissu emblème de tout un peuple qu’ils aiment. Mais cela n’a pas suffit. Cette fois-ci, le Portugal n’a pas réussi à franchir le Cap. Toutes nos espérances ont coulé à pic.