Le Portugal vient de perdre l’un de ses grands Hommes. L’écrivain portugais José Saramago est décédé le 18 juin d’une leucémie à l’âge 88 ans. Né à Azinhaga, au centre du Portugal, dans une famille modeste de paysans, il avait reçu le prix Nobel de littérature en 1998. « C’est un écrivain qui a consacré sa vie à réfléchir sur les grandes causes de l’humanité, à la lutte contre les injustices et à la défense des droits de l’homme. Saramago a dédié ses écrits à la défense des gens humbles, à la cause des paysans sans-terre et au mouvement anti-mondialisation. Il est resté fidèle à ses engagements et a laissé derrière lui une oeuvre littéraire cohérente, solide, régie par l’éthique au service de la dignité de l’Homme.

Saramago questionnait le Portugal et le monde, l’individu et la société, ses oeuvres qui lui ont valu le prix Nobel de littérature, ont contribué largement à l’affirmation et à la diffusion de la littérature portugaise et à l’unité du monde lusophone. (discours de Gabriela Canavilhas, la ministre portugaise de la Culture).

Ce géant de la littérature, lusophone et mondiale (ses oeuvres sont traduites dans une trentaine de langues), s’est lancé dans l’écriture en 1947 en publiant son premier roman «Terra do Pecado» (Terre de péché). Pour cet intellectuel inconformiste qui a adhéré au Parti communiste portugais en 1969, et participé à la Révolution des oeillets du 25 avril 1974, ce n’est qu’en 1982 qu’il connaîtra la célébrité avec la publication de son roman «Le Dieu manchot» (Memorial do convento).
En 1993, il quitte le Portugal pour s’installer à Lanzarote suite à la polémique qu’a suscitée son roman «L’évangile selon Jésus-Christ».

Bibliographie :
Le Voyage de l’éléphant (Le Seuil, 2009)
Les Intermittences de la mort (Le Seuil, 2008)
La Lucidité (Le Seuil, 2006)
L’Autre comme moi (Le Seuil, 2005)
Pérégrinations portugaises (Le Seuil, 2003)
La caverne (Le Seuil, 2002)
Le conte de l’île inconnue (Le Seuil, 2001)
Manuel de peinture et de calligraphie (Le Seuil, 2000)
Comment le personnage fut le maître (Mille et une nuits, 2000)
Tous les noms (Le Seuil, 1999)
Les poèmes possibles (Jacques Brémond, 1998)
L’aveuglement (Le Seuil, 1997 – 2000)
L’Evangile selon Jésus-Christ (Le Seuil, 1993 – 2000)
Histoire du siège de Lisbonne (Le Seuil, 1992 – 1999)
Quasi objets (Salvy, 1990 – Le Seuil, 2000)
Le radeau de pierre (Le Seuil, 1990)
L’année de la mort de Ricardo Reis (Le Seuil, 1988 – 1992)
Le dieu manchot (1987 – Le Seuil, 1995 – Albin-Michel, 1998 – Le Seuil, 2000)