Manuel Freire est un compositeur et un chanteur portugais qui a marqué la période du 25 avril, au même titre que Zeca Afonso, par ses textes engagés. Il a écrit notamment l’une des plus belles chansons destinées à ceux qui partent de leur pays, contraints et forcés, ou librement, pour tenter leur chance ailleurs, et bien trop souvent pour ne plus y revenir.

Ei-los Que Partem

Ei-los que partem
novos e velhos
buscando a sorte
noutras paragens
noutras aragens
entre outros povos
ei-los que partem
velhos e novos

Ei-los que partem
de olhos molhados
coração triste
e a saca às costas
esperança em riste
sonhos dourados
ei-los que partem
de olhos molhados

Virão um dia
ricos ou não
contando histórias
de lá de longe
onde o suor
se fez em pão
virão um dia
ou não

(Traduction)
Les voilà qui partent
Jeunes et vieux
Tenter leur chance
Dans d’autres lieux
Sous d’autres cieux
Parmi d’autres peuples
Les voilà qui partent
Jeunes et vieux
Les voilà qui partent
Les yeux mouillés
Le cœur triste
Le sac sur le dos
L’espérance en sursis
Avec des rêves dorés
Les voilà qui partent
Les yeux mouillés
Ils reviendront un jour
Riches ou pas
Racontant des histoires
De pays lointains
Où la sueur s’est faite pain
Ils reviendront un jour
Riches ou pas
Ils reviendront un jour
ou pas