On ne peut éprouver que des sentiments binaires à l’égard de José Mourinho. Soit on l’aime soit on le déteste. Soit on l’admire soit on le jalouse. Toujours est-il que l’entraîneur portugais est considéré comme l’un des meilleurs si ce n’est le meilleur entraîneur au monde, qu’après avoir savamment qualifié l’Inter de Milan pour la finale de la Ligue des Champions en éliminant deux des meilleures équipes du moment (Chelsea et Barcelone), et qu’après avoir remporté ce même trophée en 2004 avec le FC Porto, Mourinho est en passe de gagner une deuxième fois cette compétition prestigieuse.

Oui, José Mourinho possède la science du football, il connaît tous les secrets de la tactique et de la technique et sa façon de coacher montre vraiment beaucoup de contrastes au regard des méthodes conventionnelles d’entrainement. On aurait presque l’impression que le monde du football, qui a pourtant l’habitude de le critiquer pour ses prises de positions médiatiques, attendait ce genre de personnage. Malgré son jeune âge dans cette profession, le Portugais a apporté un brin de folie passionnelle dans l’univers du ballon rond, un décalage dont a toujours besoin le véritable génie.

Nous saluons le travail de José Mourinho et, il est bon de rappeler que le Portugal est un pays où il existe une science du football, ou tout du moins une passion avertie pour le sport-roi, transmise de père en fils, et qu’il est normal qu’elle se concrétise par la réussite au plus haut niveau de notre sélection, de nos joueurs et de nos entraineurs les plus brillants.