C’était il y a 10 ans, à l’aube d’un nouveau millénaire, que surgit l’idée de créer un site dédié au Portugal et aux Portugais. Le Portugal, toujours le Portugal, rien que le Portugal. Une obsession, chez moi qui suis né là-bas, qui fait partie intégrante de ma vie, de ma personnalité, de mon histoire. Partager ma connaissance du Portugal, la construire aussi, ne pas l’oublier surtout, contribuer à faire connaître ce merveilleux pays, sa riche culture, son fado, toute sa musique, prolifique, traditionnelle, moderne, la beauté et la diversité de ses paysages, son patrimoine architectural et historique, son peuple chaleureux et complexe, son histoire spécifique et universelle, l’humilité et la grandeur des Portugais dispersés aux quatre coins du monde.

Le site Lusitanie est né avec l’idée de créer un portail ouvert sur le net lusophone et sur les sites parlant du Portugal d’une façon générale. Le choix du nom se fit sur « Lusitanie », (les noms de domaine Portugal étant pris d’office), terme peu usité sur la toile francophone. Le portail, qui s’appelait au début chez.com/lusitanie, est devenu par la suite un annuaire de liens qui référençait tous les sites portugais ou dédiés au Portugal : lusitanie.free.fr. En 2003, www.lusitanie.net vit le jour, à nouveau sous forme de portail complet, avec un forum, un annuaire de liens, une galerie de photos du Portugal, un agenda et des informations destinées plus particulièrement à la communauté portugaise de France.
De nombreux articles ont ainsi été publiés, par des intervenants extérieurs et par moi-même, qui avaient tous pour dénominateur commun la Culture portugaise et lusophone. C’était un site qui était tenu bénévolement et sans ressource financière d’aucune sorte, sans aucune aide technique.

Lusitanie obtint un certain succès auprès des internautes lusophiles et lusophones. Le Lusojornal nous fit l’immense honneur de publier un article sur mon site et sur moi-même. Le bouche à oreille fit son effet, et Lusitanie atteint un bon niveau de référencement sur les moteurs de recherche. A tel point que le magazine Marianne s’inspira (vampirisa) de nombreux articles de Lusitanie dans un numéro consacré à la Communauté portugaise de France.
Les blogs et les sites inspirés de Lusitanie pullulèrent, contenant parfois même dans leur nom le mot « lusitanie ». Plus qu’un nom de domaine, une marque était née, malheureusement non protégée/non protégeable par le copyright.

En 2007, vint au monde mon fils. Mon premier enfant, ma plus belle réussite, mon plus grand bonheur. Par manque de temps à consacrer à mon site, je décidais alors de ne pas renouveler le nom de domaine.

Certains sûrent profiter de la notoriété de ce nom et surfer sur la vague lusitanie…

En mai 2008, Lusitanie est redevenu plus modestement un blog, où je repris certains de mes articles et mes photos du Portugal.

Mon objectif est resté le même ou presque : parfaire ma connaissance du Portugal et la partager avec les autres. Ce n’est pas facile d’y arriver et il faut beaucoup de travail pour s’en rapprocher, comme si le Portugal ne se laissait pas apprivoiser, comme si le Portugal que j’ai dans ma tête et dans mon coeur n’existait pas et qu’il faille le rêver en permanence pour que son image glorieuse ne s’éteigne pas.

Le Portugal, c’est une passion, tellement forte que je n’ai pas d’autre choix que de la partager avec vous.

Le temps passe et toi, Portugal, la terre où je suis né, le pays de mes ancêtres, là où sont mes racines, tu t’éloignes de moi chaque jour un peu plus. Je m’accroche à des souvenirs d’enfance mais ils me font défaut, ton image devient floue, j’ai peur de devenir aveugle, de ne plus te voir, de ne plus te revoir. Je t’ai quitté une nuit, il y a longtemps déjà, en cachette, comme si j’avais honte de toi, mon pays, et depuis je ne cesse de te rechercher en vain. Je marche dans le désert de la mémoire, je bois l’eau si rare de ma culture d’origine, que je puise là où je peux, mais elle a un goût de trop peu, et pourtant j’ai tellement soif…

Je dédie ce site à mon fils, à la femme de ma vie, à mes parents et à ma famille

Luis Coixao